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  La correspondance B. P. Hasdeu – Iulia Hasdeu

          Entre 1881 et 1888, il y a eu un échange prolifique de lettres entre le père, qui était à Bucarest, et la fille, élève et puis étudiante à Paris. Les centaines de lettres ont été publiées en 1976, par Paul Cornea, «Documents et manuscrits littéraires», tome 3. Les lettres de B. P. Hasdeu ont été signés «votre aimé Bogdan" ou "votre mari et père aimant», adressés à son épouse et à sa fille. Iulia, l'épouse, lui a écrit très rarement, toujours affligée par une lettre anonyme qu'elle avait reçue et qui lui annonçait l’infidélité du mari. A cause de la lettre a Mme Hasdeu a choisi de se séparer temporairement de son mari, allant à Brasov et puis à Paris, avec Lilicuta (le surnom de Julia). C'était la première lettre adressée par B. P. Hasdeu à sa femme:

          Â«La façon dont vous êtes partie de la maison, sans même me permettre de vous baiser la main, m'a causé une douleur profonde d’autant plus que Barbu, revenant de Brasov, m'a dit que vous vous plaignez de moi et vous me considèrez toujours coupable. Dites-moi, ma chère, pourquoi vous ne me voyez comme un ivrogne lorsque tout le monde pensait ainsi? Pourquoi me considérez-vous coupable lorsque Nichipercea me décrivait avec un sac de Iepureanu? Mais maintenant une canaille inconnue, qui ne me quitte pas depuis une année, t’a déterminé de croire les plus sales absurdités en ce qui me concerne. C'est triste, très triste! Je jure sur Dieu que mon seul désir l’était et l’est toujours la paix et l'harmonie de notre maison, de l'honneur et de l'avenir de nos enfants. Tu peux me compter l’argent, mais fais-le objectivement, et vous verrez si je n'ai pas d'argent pour des bagatelles…) (Au cours de nos 18 ans de mariage, dis-moi s’il te plaît si ce n’était pas moi celui qui a toujours rejeter toute idée de séparation ou de divorce? Est-ce là l'attitude d'un homme qui aime d’autres femmes? »

          Bucarest, le 11 septembre 1881 «Je ne voudrais pas que les gens de Bucarest disent que vous êtes avait préféré des études faciles aux celles difficiles. Il s'agit de la seule méthode de démontrer clairement que votre succès à Bucarest n'a pas été influencé par ma protection.» (H.B.P.)

          Bucarest, le 4 octobre 1881 «A Paris, vous avez déjà entendu le vieux dicton: Noblesse oblige. Je ne parle pas de la noblesse du sang, ce qui n’est pas important mais la nature vous a doué avec la noblesse de l'intelligence, la noblesse qui vous oblige à intensifier, chaque jour, la réputation que vous aviez si rapidement réalisée le berceau ». (HBP)

          Bucarest, le 3 mars 1882 «Vous devez bien étudiez, vous comporter bien, ne jamais oublier que votre nom est Hasdeu, et le slogan de notre famille est: pays, honneur et science». (H.B.P.)

          Bucarest, le 4 juin 1885 «Pourtant, je ne souhaite pas que Lilicuta se réveille à 3 heures du matin, à endommager les yeux et la santé, qui sera si utile pour elle dans l'avenir. L’abus de l’étude est si dangereux, voire plus dangereux, que tout autre abus». (H.B.P.)

          Bucarest, le 31 décembre 1887 «Si Lilicuta m'aime au moins un peu, si elle se soucie de ma paix, si - enfin - elle ne veut pas que je vous emmène de retour toutes les deux immédiatement à Bucarest, elle doit porter son chandail et elle ne doit pas exagérer avec son travail et se réveiller trop tôt le matin. L'âge de 18 ans et Paris sont les plus choses les plus dangereuses quand on ne fait pas attention. Le chandail chaud et des chaussures, voilà ce que je demande impérieusement. Et puis, pourquoi vous ne consulter le docteur? Je suis très inquiet, tellement affligé, que j’ai du commencer ma réponse avec les mots amers de ci-dessus, à une longue et délicate lettre pleine d'événements, que j'avais reçue après cette longue attente. Ma main tremble au moment où j'écris, comme celui d’un ivrogne et j’ai besoin d’un peu de repos ".

          Bucarest (H.B.P.), [1888] «Lilicuta est assez érudite, même trop. L'idéal serait que vous revenez à Roumanie, le pays où l'air de campagne, sans travail ou angoisses, lui ferait bien. Un diplôme plus ou moins ne compte pas. Je n'ai aucun diplôme.»(H.B.P.)

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