- Julia Hasdeu écrit sur la première page de son cahier: "carnet de croquis appartenant à Julia Hasdeu"
- Bourgeons d'Avril
- Th√©√Ętre. L√©gendes et contes
- Chevalerie
- Monast√®re Agapia. Julia et son p√®re ont v√©cu ici pendant le mois d'ao√Ľt 1888
- Monastère Agapia
- Rue St. Sulpice de Paris. Julia Hasdeu et sa mère vivaient ici
- Edifice no. 28, dans laquelle les deux Julias ont vécu à Paris I
- Edifice no. 28, dans laquelle les deux Julias ont vécu à Paris II
- La porte de l'appartement o√Ļ les deux Julias ont v√©cu √† Paris
- Lavabo dans la maison o√Ļ les deux Julias ont v√©cu √† Paris
- Les escaliers de la maison o√Ļ les deux Julias ont v√©cu √† Paris
- Lavabo dans la maison o√Ļ les deux Julias ont v√©cu √† Paris
- Les escaliers de la maison o√Ļ les deux Julias ont v√©cu √† Paris
- Pierre comm√©morative sur la fa√ßade de la maison o√Ļ les deux Julias ont v√©cu √† Paris. Sur elle, il est √©crit: "Cette maison conserve la m√©moire d'un grand esprit"
- Coll√®ge S√©vign√©, le lyc√©e parisien o√Ļ Julia Hasdeu a √©tudi√©
- Le r√©chaud de l'appartement o√Ļ les deux Julias ont v√©cu √† Paris
- Julia Hasdeu pendant sa période d'études à Paris
- Julia Hasdeu, √† l'√Ęge de cinq ans
- "Mlle Julia Hasdeu sur le catafalque" par Sava HenŇ£ia (apr√®s nature)
- Julia Hasdeu pendant sa période d'études à Paris
- Julia Hasdeu dans son dernier jour terrestre. Photo après la peinture de Diogène Maillart (1889)
- Le buste de Julia Hasdeu par Ioan Georgescu (marbre, 1890)
- "Julia Hasdeu dans la bibliothèque" par Diogène Maillart (huile sur toile, 1889)
- Julia Hasdeu √† l'√Ęge de cinq ans
- Julia Hasdeu sur le petit cheval
- Julia Hasdeu pendant sa période d'études à Paris I
- Julia Hasdeu pendant sa période d'études à Paris II
- B.P.Hasdeu entre les deux Julias, à Amsterdam, en 1886
- Page écrite par Julia Hasdeu
- Julia Hasdeu écrit sur la première page de son cahier: "carnet de croquis appartenant à Julia Hasdeu"
- Lettre de Gala Galaction (Grigore Pisculescu) à B.P.Hasdeu 1
- Lettre de Gala Galaction (Grigore Pisculescu) à B.P.Hasdeu 2
- Lettre de Gala Galaction (Grigore Pisculescu) à B.P.Hasdeu 3
- La première page de la commémoration de Julia Hasdeu, écrite par Gala Galaction
- Chanson composée par Julia Hasdeu 1
- Chanson composée par Julia Hasdeu 2
- La première page du carnet de Julia Hasdeu
- Carte dessiné par Julia Hasdeu
- Les rêves de Julia Hasdeu
- Les rêves de Julia Hasdeu
- Les dessins de Julia Hasdeu 1
- Les dessins de Julia Hasdeu 2
- Les dessins de Julia Hasdeu 3
- Les dessins de Julia Hasdeu 4

 

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  L‚Äôoeuvre po√©tique

          Juste apr√®s le d√©c√®s de Julia, dans les pages de La Nouvelle revue, dont le directeur √©tait B. P. Hasdeu, on avait publi√© certains de ses po√®mes. Un num√©ro de la Nouvelle Revue a √©t√© envoy√© par le savant √† son coll√®gue et ami parisien Michel Br√©al, qui a h√Ęte de lui r√©pondre, en confirmant la r√©ception de la revue et en disait que le projet de l'√©dition des Ňďuvres de la jeune fille a √©t√© re√ßu √† Paris avec un grand int√©r√™t. Au cours de l'ann√©e 1889, les maisons d'√©dition Hachette et Socec ont fait possible l‚Äôapparition des trois volumes de la collection Ňíuvres posthumes de Julia B.P. Hasdeu. Le premier volume, qui comprend des po√®mes, a √©t√© publi√© en mars 1889, avec un titre choisi par la po√©tesse, Bourgeons d'avril. Ravi par le volume, Michel Br√©al a √©crit le 20 avril de la m√™me ann√©e: "comme elle aimait la France, elle m√©rite que nous consacrons pour toujours son nom dans l'honneur et dans l'amour".

          Apr√®s la pr√©face sign√©e par B.P. Hasdeu, les lecteurs ont √©t√© introduits dans l'univers po√©tique de Iulia par le comte Angelo de Gubernatis, philologue italien, un ami proche de son p√®re. Bas√© sur une biographie envoy√©e par le savant roumain √† la fin de l'ann√©e 1888, il a tenu une conf√©rence au Cercle litt√©raire de Florence, dans la soir√©e du 18 f√©vrier, l'ann√©e prochaine. Dans une lettre envoy√©e le 15 janvier, Angelo de Gubernatis a annonc√© Hasdeu la date de la conf√©rence "au sujet de sa ch√®re fille", qui sera plus tard repris dans La revue internationale. Le 13 mars 1889, la revue a √©t√© publi√©e et, un jour plus tard, Gubernatis envoie un exemplaire √† son ami de Roumanie. Un tr√®s large public remplie la salle √† l'occasion de la conf√©rence du comte. Le pr√©sident du Cercle litt√©raire, le marquis Matteo Ricci, un √©minent hell√©niste, traducteur d'H√©rodote, lu, √† cette occasion, la lettre de B.P. Hasdeu.

          Le volume a √©t√© accueilli avec beaucoup d'int√©r√™t par le savant, et m√™me par les amis de la po√©tesse. Le 9 avril, Emile Boutroux a √©galement confirm√© la r√©ception de l'ouvrage. Le 10 juillet, Maurice Albert, le professeur de grec de Julia, a assur√© B. P. Hasdeu qu‚Äôil avait re√ßu le second volume de la po√©tesse, volume appel√© Chevalerie. Le 1er d√©cembre 1889, Charles Lavigne, un autre professeur, a √©crit √† l'√©rudit qu'il a re√ßu le troisi√®me volume, qui comprenait aussi la prose dramatique et des croquis. Le ma√ģtre de la jeune fille s‚Äôappropria en partie le m√©rite d'avoir travaill√© avec une telle √©l√®ve: "il y a un peu de paternit√© dans le coeur d'un enseignant qui a vu grandir un enfant d‚Äô√©lite et qui a fond√© sur un esprit sup√©rieur des espoirs qui ont √©t√© en partie atteints". "J'ai vu la grandir l'enfant pour lequel vous pleurez", √©crivait le professeur Lavigne deux mois auparavant, "j'ai eu une petite contribution √† l'√©laboration de son esprit, et je sais mieux que quiconque ce que l'on pourrait attendre de ce intelligence si claire et si vive". A son avis, la mort √©tait une partie des "chagrins qui ne veulent pas √™tre r√©confort√©s". Enfin, il a assur√© les malheureux parents que la m√©moire de Julia "durera ici, fid√®lement pr√©serv√©e, dans l'√Ęme de l'homme qui √©tait son ma√ģtre". Le 13 janvier 1890, Emile Picot signa une lettre de remerciement √† B. P. Hasdeu, dans laquelle il a reconnu que lui et son √©pouse √©taient √©mus apr√®s la r√©ception des trois volumes de Julia. Comme il l'a avou√©," ils ont lu ses po√®mes avec un int√©r√™t douloureux, po√®mes si d√©licats et harmonieux ", les livres √©tant "une v√©ritable r√©v√©lation". Le 2 d√©cembre 1889, Max M√ľller a √©galement envoy√© une lettre de gratification d'Oxford, pour la r√©ception des deux volumes.

          Comme il avait d√©j√† perdu deux enfants, √©crivait-il, il n'a pas pu parler de cette exp√©rience. En ce qui concerne l‚Äôoeuvre de la po√©tesse roumaine, il estime "la forme que Julia sut donner √† l'enfance, √† ses r√™ves, la forme parfaite de ses aspirations a √©t√© merveilleuse".

          Le 7 novembre 1888, Gaston Paris a adress√© une lettre √† B.P. Hasdeu, d√©clarant "qu‚Äôils sont touch√©es par le fait qu‚Äôelle a donn√© √† notre langue (fran√ßais - n. J.T.) l'honneur de l'avoir choisi pour exprimer sa pens√©e brillante et les plus intimes sentiments". Louis L√©ger a √©galement exprim√© son admiration pour la po√©tesse: "La France √©tait pour Julia le pays de l'intelligence. Gardons avec du respect la m√©moire de cette jeune fille √©trang√®re, qui r√™vait d‚Äôavoir une place parmi nos ma√ģtres, et dont le nom m√©rite d'√™tre √©crit pr√®s les leurs."

          Lazar Saineanu, a pu voir le premier volume, Bourgeons d'Avril, pendant un voyage √† Paris, apr√®s obtenir le dipl√īme, au printemps de l'ann√©e 1889, alors qu'il visitait Louis L√©ger. Sur ces pages, il √©crit qu‚Äôils " refl√®tent tous l'originalit√© d‚Äôun talent mature". Visitant r√©guli√®rement les deux Iulias √† Paris, le jeune homme avait tr√®s bien connu Lilica (le surnom de la po√©tesse). "Moi, qui avait la triste joie de pouvoir observer de pr√®s ce formidable esprit", √©crit-il √† B. P. Hasdeu, le 3 mai 1889, "n'oublierai jamais le charme irr√©sistible de sa conversation; le fran√ßais semblait avoir acquis une nouvelle gr√Ęce dans sa douce fa√ßon de parler". La publication de l'oeuvre de Julia console Hasdeu, qui en avait besoin comme l‚Äôair, pour pouvoir vivre, un r√©confort d‚Äôautant plus important car le savant avait la certitude de l'importance du patrimoine litt√©raire laiss√© par sa fille. Lazar Saineanu lui a √©crit que "Vous avez raison de trouver votre confort en cueillant ces d√©licates fleurs, auxquelles la pi√©t√© parentale et leur valeur intrins√®que assure la place qu'elles m√©ritent dans la litt√©rature po√©tique". "Il est en effet surprenant de constater la grande disproportion entre l'√Ęge de l'enfant et la qualit√©, pour ne pas parler de la quantit√©, de ses cr√©ations po√©tiques".

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